lundi 4 avril 2011

Un jour j'ai écrit ...

[ Mon cœur,

Comment dit-on au revoir à celui qu’on aime ?
A l’intérieur de moi se disputent l’excitation de ton retour, l’impatience de te retrouver et l’inévitable au revoir, la fin forcée de notre histoire.

Je n’ai pas la force de t’accompagner pendant que tu t’arrêtes à Paris entre deux voyages. J’ai eu la faiblesse de croire que je pouvais te garder et qu’on irait un peu plus loin qu’une histoire d’enfant qui s’aiment beaucoup trop tôt, pardonne moi mais j’ai imaginé qu’on aurait pu construire un peu plus et un peu plus loin.. Mais c’est toi l’architecte après tout et tu en a décidé autrement. Je ferai avec, je me dessinerai une nouvelle vie.

J’ai l’impression qu’on se consolera en pensant qu’on est jeune et qu’on a la vie devant nous, mais je garderais surement au fond de moi un sentiment amer d’injustice spatio-temporelle. Comme si notre rencontre n’avait pas eu lieu au bon moment.

Je n’aurais pas la force d’affronter un seul mail, un seul message, une seule photo de toi, le son de ta voix, Toi.. Pourtant, en te disant, au revoir, je quitte mon meilleur complice, celui qui rit a mes blagues, celui qui me fait rire aussi, celui qui prend la peine de noter sur un bout de papier des noms de photographes sur la promenade de Cannes, celui qui me traîne au cinéma car je n’y vais jamais sans toi (pas une seule fois depuis que tu es parti), celui qui me rapporte des tonnes de magasines même si sa fait mal au dos de porter tout sa, celui aux yeux qui me disent que je suis belle, celui aux mails qui font 45 min !, celui au appel téléphonique en plein milieu de la nuit, ..

Tu es ma première grande histoire d’amour, je pense que tu laisseras des traces dans mon cœur.

Je suis égoïste, je le revendique, je le sais, je l’accepte. Toutes mes décisions sont pensées pour moi. Si je décide d’en finir aujourd’hui c’est parce que je dois avancer. ]


Si seulement j'avais imaginé une seconde que tu retournerais la situation.. Que la force de ces quelques lignes n'est qu'une illusion d'un instant. Une lueur d'espoir qui s'éteint..




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